mythe sisyphe

Le Mythe de Sisyphe – Albert Camus

Albert Camus ouvre une porte sur un projet en cycles. Ce guide veut rassembler, pour la première fois en format clair, les lignes de force de son œuvre. Il présente Le mythe Sisyphe jusqu’à L’Homme révolté et donne des clés pour lire la pensée camusienne.

Le cœur de la thèse montre l’absurde comme divorce entre l’appel humain et le silence du monde. Camus articule cette idée dans des essais, romans et pièces. Philosophie et action se rencontrent dans une exigence pratique : vivre sans esquive.

Ce court article expose la méthode, les étapes (17 sections) et les enjeux. Il vise aussi les lecteurs en Pologne qui lisent en français. Des ressources aideront l’apprentissage et la lecture directe d’Albert Camus.

On conclut déjà sur la formule célèbre : il faut imaginer Sisyphe heureux. Ce guide montrera, à chaque fois, des façons d’éprouver si une existence garde un sens.

Principaux enseignements

  • Présentation claire des cycles de l’œuvre d’Albert Camus.
  • Définition pratique de l’absurde et son enjeu moral.
  • Ressources pour lire en français depuis la Pologne.
  • Approches concrètes pour tester les idées sur la vie et l’existence.
  • Ouverture sur la révolte mesurée et la pensée des limites.

Contexte historique et place du Mythe de Sisyphe dans l’œuvre de Camus

Pour saisir Le Mythe de Sisyphe, il faut le situer parmi les textes qui forment un cycle de contestation. Publié au début des années 1940, l’essai dialogue avec des romans et des pièces écrites pendant la guerre et l’Occupation.

Le “cycle de la négation”

Entre 1942 et 1944, albert camus publie L’Étranger (roman), Caligula et Le Malentendu (théâtre) et Le mythe sisyphe (essai). Ces œuvres forment un ensemble qui interroge la condition humaine et la conscience face au monde.

Stockholm 1957 et le projet en trois cycles

À Stockholm, albert camus précise un plan en trois cycles : l’absurde, la révolte, puis l’amour et la mesure. Cet horizon mythologique — Sisyphe, Prométhée, Némésis — donne une portée universelle aux problèmes contemporains.

  • L’écriture pendant la Seconde Guerre mondiale renforce l’exigence morale.
  • L’essai éclaire L’Étranger et prépare L’Homme révolté.
  • La question du suicide et du meurtre devient centrale pour l’analyse ultérieure.
Cycle Œuvres principales Années Mythe associé
Absurd L’Étranger; Le Mythe de Sisyphe; Caligula 1942–1944 Sisyphe
Révolte La Peste; L’Homme révolté; Les Justes 1947–1951 Prométhée
Amour / Mesure Textes et réflexions tardifs Années 1950 Némésis

La remise du Prix Nobel en 1957 consacre la portée internationale de albert camus. Le Mythe reste un pivot où la littérature et la réflexion se croisent sans système rigide.

philosophie de l’absurde, sens de la vie, révolte

L’expérience fondatrice tient en peu de mots : l’appel humain reste sans réponse. Ce divorce entre attente et mutisme compose la base de la réflexion.

Définitions clés et articulation des trois axes

Constat : l’absurde naît de la rencontre entre le désir de clarté et le silence du monde. Il s’agit d’un constat lucide, non d’une théorie mortifère.

Question centrale : «la vie vaut‑elle la peine d’être vécue?» devient la problématique qui oriente toute enquête et chaque choix.

  • Absurd comme seuil : refuser les échappatoires métaphysiques.
  • La révolte : réponse active, solidaire et responsable, pas un refus du réel.
  • L’amour/mesure : principe d’équilibre, plaisir maîtrisé et liberté tempérée.

Ces trois pôles forment une pratique unifiée : lucidité, action et mesure guident l’existence. Pour approfondir la pensée de Camus, consultez une synthèse sur la philosophie d’Albert Camus et une ressource pour les lecteurs polonais La question inversée.

Naissance de l’absurde : de l’étonnement au “pourquoi” qui fissure l’habitude

Parfois un geste banal ouvre soudain une faille dans l’habitude. La routine se rompt et un étonnement s’impose.

«Il arrive que les décors s’écroulent… un jour seulement, le ‘pourquoi’ s’élève et tout commence dans cette lassitude teintée d’étonnement»

Ce moment est une expérience simple et brutale. Le sentiment qui naît alors est l’absurde : une rupture entre notre attente et le silence du monde.

La scène déclenchante peut être minime — un visage derrière une vitre, une pantomime sans son, une conversation vide. Ces signes banals suffisent à faire vaciller la conscience.

Automatisme du quotidien, lassitude et conscience éveillée

La lassitude arrête la vie machinale. Soit l’on retombe dans la chaîne, soit l’éveil devient durable.

  • Le «pourquoi» brise l’habitude et réorganise notre rapport au temps et aux choses.
  • L’absurde se vit d’abord comme sentiment, puis devient matière à pensée.
  • Il révèle la solitude de l’existence sans offrir de recette.
Instant Signal Conséquence
Geste répété Étonnement Questionnement durable
Décor troublé Lassitude Éveil de la conscience
Banalité Sentiment d’étrangeté Réorganisation du rapport au temps

L’incompatibilité féconde entre la raison humaine et le “silence déraisonnable du monde”

La rencontre entre une raison exigeante et un monde muet produit une fracture féconde. Ce n’est pas un défaut de l’homme ni un vice du monde. L’absurde naît dans leur présence commune.

Ni dans l’homme ni dans le monde, mais dans leur présence commune

L’absurde se révèle comme relation : la pensée réclame clarté et le réel reste silencieux. Ce décalage ébranle la condition humaine sans la réduire.

Science, connaissance fragmentaire et résidu irrationnel

La science énumère, mesure et classe. Elle éclaire des phénomènes, mais elle n’offre pas le sens du tout. Un résidu irrationnel persiste et déjoue l’unification attendue.

Temporalité, étrangeté et certitude de la mort

Le temps du monde paraît infini, notre durée reste finie. La certitude de la mort ferme des possibles. Cette tension rend urgente la question pratique : que faire de cette découverte ?

  • Exiger la clarté sans se borner à la théorie.
  • Accepter la limite de la connaissance comme point de départ d’une vie pleine.
  • Refuser le nihilisme : l’épreuve appelle une action lucide, non une fuite.

Vivre l’absurde sans échappatoire : refus du suicide et de “l’esquive”

«Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : le suicide» pose Camus comme juge. La question du suicide sert ici à décider si la vie mérite d’être vécue, avant toute autre enquête.

Pourquoi le suicide philosophique trahit la révolte

Camus distingue les esquives : supprimer la raison en plongeant dans l’irrationnel, ou supprimer le monde en se réfugiant dans une transcendance. Ces fuites dissolvent la tension au lieu de la vivre.

Le suicide n’est pas, pour lui, la conséquence logique de l’absurde ; c’est son reniement. Céder, c’est déclarer la défaite de la conscience face au réel.

  • Vivre les contradictions devient un impératif moral.
  • Refuser l’esquive n’équivaut pas à l’inaction : c’est une préparation lucide à l’action.
  • L’héroïsme camusien se veut sobre : dignité sans promesse d’éternité.

Cette posture exige responsabilité : tenir le oui à la vie et le non à la tricherie. Elle prépare le portrait prochain de «l’homme absurde», fidèle à la lucidité, à la liberté et à la mesure.

L’homme absurde : lucidité, liberté, mesure

Quand un homme renonce à l’idée d’un au‑delà, il découvre une liberté immédiate et exigeante. Cette lucidité sur la finitude le pousse à vivre avec dignité et responsabilité.

Créer des significations sans métaphysique : passion et dignité

L’homme absurde accepte l’absence d’un sens préétabli. Il choisit d’agir : ses engagements donnent valeur et forme à son existence.

La liberté ainsi gagnée n’est pas totale ou irresponsable. La mesure canalise la passion pour éviter l’excès. Une liberté sans limite devient violence.

  • Créer signification par l’action, sans universel imposé.
  • Relier dignité et vérité : vivre sans mentir à l’expérience.
  • Assumer les conséquences et préférer l’intégrité à la consolation.

«Une joie tragique naît de l’accord entre l’effort et la condition humaine.»

Attribut Attitude Conséquence
Lucidité Reconnaître la finitude Clarté d’action
Liberté Agir sans recours métaphysique Énergie concentrée sur l’instant
Mesure Limiter la passion Éviter la violence

De cette posture naît une préparation à la révolte solidaire : un «oui» à la vie et un «non» au meurtre et au sacrifice injustifié. C’est une façon d’aimer le monde tel qu’il est.

De l’absurde à la révolte : l’action au cœur d’un monde tragique

La révolte se présente comme une réponse active quand le monde refuse de répondre. Elle transforme la lucidité en action. C’est une affirmation qui ne cherche pas d’illusions.

Révolte comme réponse positive et intelligence face au silence

La pensée devient pratique : l’individu agit sans promettre des certitudes. La révolte tient la barre entre justice et liberté. Elle refuse les échappatoires et affirme la dignité des hommes.

Engagement, limites et humanisme singulier

L’engagement camusien pose des bornes. L’action se mesure aux moyens et respecte la valeur de chaque vie.

  • Agir sans idolâtrer un but abstrait.
  • Conjuguer liberté et justice dans l’épreuve.
  • Assumer la responsabilité des actes ici et maintenant.
Dimension Attitude Effet
Affirmation Agir sans illusion Respect de la dignité
Limite Contrôler les moyens Prévenir la violence
Solidarité Actions concrètes Liens entre hommes

Camus face aux systèmes : “Je ne suis pas un philosophe” et la critique des idéologies

Camus proclame qu’il ne construit pas de théorie totale. Sa phrase célèbre signifie un refus du système et une préférence pour une morale pratique. Il cherche surtout comment se conduire quand on ne croit ni en Dieu ni en la raison.

Débat avec Sartre et contours de la pensée

Le différend avec Sartre dépasse les personnalités. Il porte sur le rôle de la philosophie : système exigeant ou analyse engagée du concret ? Camus tient que la réflexion doit naître de l’expérience et régler l’action.

Après‑guerre : désintoxication des esprits

Journaliste de la Résistance et natif d’Algérie, albert camus plaide pour calmer les passions. Sa position vise à déconstruire les idéologies totalisantes qui sacrifient les hommes au nom d’abstractions.

  • Partir du réel et ajuster l’action à des limites morales.
  • Dire oui à la dignité humaine et non aux excès justifiés par une « raison historique ».

«Je ne crois pas assez à la raison pour croire à un système.»

L’Homme révolté : morale événementielle, valeur “confuse” et pensée des limites

La révolte surgit comme un événement qui crée, plus qu’il n’applique, une norme. Chez Camus, l’homme révolté invoque une valeur en se dressant ; il ne la retire pas d’un système préalable.

De l’événement de la révolte à l’invocation d’une valeur

La morale événementielle signifie que l’acte fonde la portée morale. On perçoit le mal clairement, mais le bien reste souvent incertain.

Entre justice et liberté : éviter la terreur et l’abstraction

La pensée camusienne réclame mesure et dialogue. Refuser l’abstraction évite que l’idéal justifie la terreur.

Transcendance horizontale, nature humaine et apories

La «transcendance horizontale» désigne une solidarité humaine née dans l’action. Camus accepte l’aporie : la révolte presuppose et produit la valeur à la fois.

«La révolte montre l’évidence du mal et l’indécision du bien.»

  • Tenir justice et liberté ensemble exige juger les moyens comme les fins.
  • La critique des idéologies (Rousseau, Marx) montre le risque d’imposer une image de l’homme contraire à la réalité.
  • Le meurtre du révolté reste une limite: l’horreur est reconnue, contrairement au meurtre systématique justifié par une doctrine.
Concept Signification Conséquence pratique
Morale événementielle L’acte fonde la norme Valeur invoquée en situation
Valeur confuse Mal évident, bien incertain Dialogue nécessaire
Transcendance horizontale Solidarité sans absolu Mesure et démocratie

Œuvres en miroir : L’Étranger, La Peste et les essais

Lire L’Étranger, La Peste et les essais de Camus montre une progression cohérente. Le roman et l’essai de 1942 forment un diptyque qui pose la condition humaine. Les textes suivants prolongent cette interrogation par l’action.

Meursault et la sensibilité absurde

Meursault incarne une sensibilité étrangère au monde social. Il est lucide sur la contingence et confronté au jugement puis à la mort.

On peut lire le roman comme une mise en scène du constat philosophique. Le destin d’un homme ordinaire illustre l’effort de comprendre sans recours aux consolations.

La Peste : solidarité, révolte et humanisme d’action

La Peste fonctionne comme une parabole. Dr Rieux et d’autres incarnent l’action mesurée face à un mal impersonnel.

  • Soigner, témoigner et persévérer sans garantie.
  • Refuser l’héroïsme tragique autant que la lâcheté.
  • Fabriquer du sens par la solidarité et l’attention aux autres.

«L’épidémie révèle les caractères et force la décision d’agir.»

Les essais articulent ces figures et tirent des conséquences éthiques. Pour approfondir la lecture des auteurs français connus en Pologne, consultez une liste utile sur cette page.

Théâtre et figures camusiennes : Caligula, Les Justes, L’État de siège

Le théâtre de Camus expose, sur scène, les dilemmes moraux que la prose analyse. Ici, la scène devient laboratoire : les conflits entre fin et moyens s’y jouent en actes et en visages.

Vivre ses contradictions plutôt que mourir d’elles

Caligula et Le Malentendu appartiennent au cycle où l’absurde se montre sans mesure. Caligula illustre comment un absolu mal compris peut basculer en cruauté.

Dans Les Justes, Camus met en scène le terrorisme, la justice et le scrupule. La maxime «C’est facile de mourir de ses contradictions, plus difficile de les vivre» résume la tension qui traverse les personnages.

L’État de siège, allégorie politique, interroge la peur, le contrôle et la résistance mesurée. Le théâtre oblige les hommes à assumer la responsabilité de leurs gestes, sans alibi idéologique.

  • Scène comme test moral : liberté versus responsabilité.
  • Économie dramatique : Camus refuse les plaidoyers univoques.
  • Lecture en miroir : personnages confrontés à issues contraires.

Ces pièces dialoguent avec L’Homme révolté et les essais : elles démontrent que la pensée exige des limites pour préserver la condition humaine. Pour une analyse plus détaillée, voir cette étude camusienne.

Liberté, raison, amour et mesure : la “pensée de midi”

La ‘pensée de midi’ vise à ramener la clarté et la chaleur à une éthique de l’équilibre. Elle complète l’effort initial en proposant un art de vivre où la joie et la retenue coexistent.

Équilibre, plaisir et principe de limitation

Penser midi signifie préférer la lumière au délire. La mesure empêche l’excès des passions et la prétention d’une raison totalisante.

La liberté s’entend ici comme capacité à choisir sans écraser autrui. L’amour devient plaisir partagé, non domination.

La raison est réhabilitée en tant qu’outil limité : utile pour délibérer, dangereuse si elle se fait absolutiste.

  • Plasir mesuré : refuser l’ascétisme et l’ivresse.
  • Dialogue démocratique : parole partagée pour juger et agir.
  • Héritage grec : limites contre l’hubris.

«La mesure n’est pas tiédeur : c’est une tension active entre contraires assumés.»

Cette orientation fixe des lignes rouges personnelles et encourage des compromis non criminels. Elle prolonge la première fureur en la tempérant par un style de vie, plutôt que par un système.

Suicide, meurtre et responsabilité : lignes rouges dans l’absurde

La question du suicide et du meurtre oblige à trancher. Camus rejette le suicide comme capitulation de la conscience. Céder à la mort volontaire, c’est renoncer à la lutte intérieure qui fonde toute dignité.

Le meurtre, même nommé justice par une idéologie, reste pour lui une horreur. On ne peut transformer la suppression d’un innocent en conséquence logique d’un système.

Refus du meurtre, dignité et révolte solidaire

Les lignes rouges sont nettes : pas de fin abstraite qui autorise l’élimination d’un autre. La valeur personnelle impose que l’agent conserve son jugement.

  • Le suicide est refusé comme trahison de la conscience et de la révolte.
  • Le meurtre, justifié par l’Histoire, doit rester inconcevable.
  • La révolte recherchée protège les vies concrètes et refuse les purifications.

Agir demande mesure : borner sa liberté pour respecter autrui. Les pièces et L’Homme révolté montrent ces dilemmes sans illusion. Ainsi, la morale camusienne prend corps par des lignes rouges qui préservent la dignité et limitent le mal.

Réception, critiques et héritage intellectuel

Les réactions à l’œuvre de Camus révèlent autant de débats que l’œuvre elle‑même. Certains critiques l’ont accusé d’anti‑théorisation, d’autres ont reconnu une pensée pratique et exigeante.

Sartre, existentialisme et différends

Le conflit avec Sartre porta sur la méthode et la politique. Les deux hommes s’opposèrent sur la nécessité d’un système et sur l’usage de la violence en politique.

Meurtre et système furent des points de rupture : Camus refusait toute justification des moyens par une fin historique. Ce dissensus explique pourquoi il reste souvent en marge des écoles dominantes.

Camus aujourd’hui : démocratie, dialogue et vertus

L’héritage porte une éthique du dialogue, de la mesure et du refus des purifications violentes. Son œuvre sert de guide pour des démocraties fragiles.

On note l’influence forte sur les littératures d’Europe centrale et de l’Est, où l’expérience politique résonne avec force. Les romans, essais et pièces forment un corpus pédagogique pour former des hommes civiques.

«Apaiser les fanatismes passe par l’exigence morale et la clarté des limites.»

Les critiques persistent : certains dénoncent une morale «floue». D’autres y voient la conséquence assumée d’un refus du meurtre absolu. Les recherches récentes relisent L’Homme révolté et évaluent la «valeur confuse» comme force d’ouverture critique.

Aspect Controverse Héritage
Position intellectuelle Accusation d’anti‑système Modèle d’écrivain‑philosophe en marge
Conflit Sartre Méthode et violence politique Réflexion sur moyens et fins
Impact contemporain Morale jugée imprécise Éthique du dialogue, démocratie et mesure

En somme, l’héritage d’albert camus se lit comme une vertu pratique : apprendre à dire oui et non avec la même sincérité. Ce point reste central pour toute analyse contemporaine de son œuvre.

Pour les lecteurs polonais et apprenants de français: ressources et pistes d’étude

Aborder Camus dans le texte original devient accessible avec des étapes simples et des outils adaptés. Ce parcours aide à progresser en langue tout en suivant la pensée de l’auteur.

Lire Camus en français clair pour progresser

Méthode proposée : commencez par extraits courts annotés, puis lisez des chapitres complets. Tenez un carnet de notions (absurde, mesure, valeur, justice, liberté) en français avec exemples tirés des œuvres.

Utilisez bonjourdefrance.pl pour enrichir le vocabulaire et consolider la grammaire via exercices de compréhension et d’expression écrite.

  • Parcours conseillé : L’Étranger (chapitres clés), extraits du Mythe de Sisyphe, La Peste, pages choisies de L’Homme révolté.
  • Comparez traductions polonaises et texte français pour saisir nuances sur «révolte», «mesure», «valeur».
  • Rejoignez des clubs de lecture en Pologne et écoutez interviews en français pour capter le rythme du monde camusien.
Objectif Outil Résultat attendu
Vocabulaire philosophique bonjourdefrance.pl Renforcement lexical et grammatical
Compréhension Extraits annotés Lecture active et notes personnelles
Expression Exercices écrits & clubs Capacité à résumer et débattre

En alternant fictions et essais, et en transformant la lecture en pratique, les études deviennent vivantes. Cet article vise à soutenir les hommes et étudiants polonais qui cherchent un vrai progrès. Le mélange langue et philosophie renforce le sens des textes et l’engagement avec le monde.

Conclusion

Conclusion : ce parcours montre la trajectoire claire d’albert camus — de l’éveil à l’absurde jusqu’à une révolte mesurée. Il invite à accepter la fin et à choisir la vie par une action lucide.

La question du suicide oblige : la valeur de la vie se décide dans l’acte et non dans l’attente d’un au‑delà. Imaginer Sisyphe heureux demeure la formule qui affirme joie et responsabilité.

Romans, essais et théâtre dessinent la même façon de tenir : la pensée des limites protège contre l’excès et préserve la dignité de l’homme. À vous maintenant de poursuivre par la lecture, le dialogue et la mise en pratique.

FAQ

Quel est le propos central de Le Mythe de Sisyphe d’Albert Camus ?

Camus explore la tension entre le désir humain de sens et le silence du monde. Il définit cette confrontation comme une expérience où l’homme prend conscience de l’absurde et doit choisir une attitude : fuir, se suicider ou affronter cet état par la révolte et la création de sens provisoires.

Comment Le Mythe de Sisyphe s’articule-t-il avec L’Étranger et Les autres œuvres de Camus ?

Le Mythe de Sisyphe appartient au même horizon que L’Étranger et certaines pièces : tous montrent la négation des réponses faciles et la mise en scène d’un homme confronté à l’absurde. Camus avance un cycle moral et littéraire centré sur l’éveil, la révolte et la mesure.

Que signifie « naissance de l’absurde » dans l’œuvre de Camus ?

Cette naissance survient quand l’habitude se fissure et qu’un « pourquoi » s’impose. Les décors quotidiens s’effondrent, révélant la disproportion entre la raison humaine et l’absence de sens objectif dans le monde.

Pourquoi Camus considère-t-il le suicide comme le problème philosophique majeur ?

Le suicide pose la question de la valeur de la vie face à l’absurde. Pour Camus, se donner la mort revient à trahir la lucidité et la révolte ; mieux vaut affirmer la vie, malgré son manque de fondement transcendant.

Que veut dire « révolte » chez Camus ?

La révolte est une réponse active et continue à l’absurde. Elle refuse la résignation et la violence totale. Par la révolte, l’homme affirme une dignité, crée des valeurs relatives et s’engage dans le monde sans recours à la transcendance.

Camus rejette-t-il toute forme d’idéologie ?

Il critique les systèmes qui sacrifient l’humain à une fin abstraite. Son refus vise les totalitarismes et les fanatismes de l’après-guerre ; il plaide pour un humanisme ancré dans la mesure, la liberté et le dialogue.

Quel rôle joue la temporalité et la mort dans sa pensée ?

La conscience de la finitude renforce l’absurde. Pour Camus, la certitude de la mort n’annule pas la valeur de la vie ; au contraire, elle pousse à vivre avec intensité et responsabilité, en créant sens et solidarité.

En quoi L’Homme révolté complète Le Mythe de Sisyphe ?

L’Homme révolté approfondit la portée morale et politique de la révolte. Il analyse comment l’action révoltée peut produire des valeurs sans sombrer dans la violence, et fixe des limites éthiques face à la tentation de la terreur.

Comment lire Meursault (L’Étranger) à la lumière du Mythe de Sisyphe ?

Meursault incarne la lucidité absurde : indifférent aux réponses métaphysiques, il vit selon l’évidence immédiate. Sa sensibilité révèle l’éthique camusienne de la sincérité et de la dignité sans recours aux illusions.

La Peste illustre-t-elle la même philosophie ?

Oui. La Peste met en scène une solidarité d’action face au mal absurde. Elle montre la révolte collective et la responsabilité concrète comme réponses éthiques au chaos et à la souffrance.

Pourquoi Camus dit-il « Je ne suis pas un philosophe » ?

Il voulait se démarquer des systèmes spéculatifs. Camus se conçoit comme un écrivain-penseur : il cherche à éclairer l’existence par des essais et des récits, plutôt qu’à bâtir une doctrine formelle.

Quel est le rapport entre révolte et amour chez Camus ?

L’amour complète la révolte : il offre une mesure, un attachement qui tempère l’absolu. Ensemble, ils permettent de vivre pleinement sans transcendance, en fondant des valeurs humaines et limitées.

Comment Camus envisage-t-il la responsabilité morale face au meurtre et au suicide ?

Il trace des lignes rouges : le meurtre volontaire et l’idéologie qui légitime la violence sont inacceptables. Le suicide, quant à lui, est une renonciation qui trahit la révolte et la dignité de vivre.

Quelles ressources pour lire Camus en français quand on est polonais ou apprenant ?

Cherchez des éditions annotées, des traductions parallèles et des sites pédagogiques comme bonjourdefrance.pl pour progresser. Lisez d’abord les textes courts et les essais pour saisir le style clair et direct de Camus.

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