Nomophobie téléphone portable

Nomophobie : comment gérer son addiction au téléphone portable ?

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Les smartphones, qui sont quasiment devenus le prolongement de nos bras, ont leur utilité bien sûr, mais peuvent aussi avoir des effets néfastes sur notre bien-être… Le terme “nomophobie” a été élu mot de l’année 2018 par le Cambridge Dictionary. Décryptage de cette nouvelle addiction qui n’épargne (presque) personne.

Qu’est-ce que la nomophobie, l’addiction au téléphone portable ?

Derrière ce drôle de nom, se cache une névrose pourtant très sérieuse ! Cette contraction de “no mobile phobia” désigne la peur d’être sans smartphone. Ce petit objet fait désormais partie intégrante de notre vie, et pour certaines personnes, il est même devenu vital.

Toutes les raisons sont bonnes pour rester accroché à son portable, et on a à portée de main tout ce dont on a besoin : plus besoin de carte pour se repérer, on dégaine l’appli GPS, adieu les annuaires, un petit tour sur internet et on obtient le numéro d’un dentiste, sans parler des cabines téléphoniques qui ne sont plus qu’un lointain souvenir…

Pour savoir si oui ou non, vous êtes atteinte de ce trouble, des chercheurs de l’université d’Etat de l’Iowa aux Etats-Unis ont réalisé une étude et ont créé un questionnaire (NMP-Q, Nomophobia Questionnaire) à partir des résultats. Répondre aux 20 questions (Manquer de batterie vous fait peur ? Vous sentez-vous anxieux si vous ne pouvez pas vérifier vos mails ? Vous sentez-vous bizarre sans portable ?) et comptabiliser les points obtenus permet alors de déterminer son degré de dépendance au smartphone…

Alors pourquoi se compliquer la vie lorsqu’elle est si simple ? “Le seuil d’addiction est propre à chaque personne. Mais être accro à son portable veut dire en faire mauvais usage, et ça nous n’en n’avons pas conscience la plupart du temps…”, explique Catherine Lejealle, sociologue et auteur de J’arrête d’être hyperconnecté, programme pour apprendre en 21 jours à changer d’attitude face à son smartphone (Editions Eyrolles). 66 % des actifs sont angoissés à l’idée de passer une journée sans leur mobile !

Mais que veut dire “en faire mauvais usage” ? D’après la spécialiste, il s’agit de remplir chaque moment de vide que l’on a en attrapant son portable. Pendant un trajet en bus, en train ou en métro (les moyens de transport), durant une pause au bureau, et même pendant les moments intimes à deux… Inconsciemment, on pense qu’il faut être actif en permanence, et ça nous épuise !

Les conséquences plus ou moins graves de l’addiction au portable

Pour Catherine Lejealle, en remplissant tous les instants de vide dans notre quotidien, “on se fait du mal à soi-même”. On se laisse guider par cet appareil et nous sommes déconcentrés à la moindre occasion : on reçoit un coup de téléphone lorsque nous sommes en train de parler avec un ami, un texto perso qui s’affiche sur notre portable alors que nous sommes en train de gérer une urgence au travail, le signal d’un mail qui retentit alors que nous sommes en famille le week-end… Constamment sans même nous en rendre compte, le smartphone nous “arrache” à l’instant présent, nous “déconnecte” du réel.

Un usage excessif de son portable notamment avant de se coucher, peut engendrer des troubles du sommeil. La lumière de l’écran stimule l’œil et à la différence de la télévision devant laquelle nous sommes passifs, devant notre smartphone nous sommes actifs puisqu’on interagit. La sociologue va encore plus loin et parle même de “petit burn-out” qui peut survenir lorsqu’on a tendance à vouloir faire trop de choses en même temps, on est “surstimulé”, mais notre corps et notre esprit ont leurs limites…

L’usage d’un portable dépend aussi beaucoup de l’âge : “A 30 ou 50 ans, c’est surtout au niveau des mails pro qu’il y a une mauvaise gestion de l’outil : en vacances, le week-end, pendant un dîner on ne coupe jamais avec le bureau. Chez les plus jeunes on est plus dans l’attente de reconnaissance : partager sur les réseaux sociaux son quotidien et embellir la réalité, ce qui me permet de confirmer que ce que je suis en train de vivre est génial, c’est une mise en scène au quotidien”, explique-t-elle.

Les conséquences peuvent aussi être physiques :
• fatigue oculaire ;
• douleurs dans la nuque et les cervicales ;
• tendinite du pouce dû à une inflammation du tendon à force de tapoter…

Źródło: https://www.femmeactuelle.fr/bien-etre/bien-dans-ma-tete/nomophobie-detox-digitale-24795

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